Portrait. André du Bus

juin 25, 2007

Au début juin 2007, l’association du Bus de Warnaffe avait nourri le dessein de rassembler quelques-uns de ses membres. J’avais été convié à cette réunion. Au risque de pénétrer de manière indue dans l’intimité familiale. J’ai été touché, faut-il l’écrire, de cette marque de confiance.  

Pour des raisons d’ordre pratique, la réunion n’a pas eu lieu. Ce qui ne m’a pas empêché de rassembler de brèves annotations sur une lignée qui a donné à la Belgique plusieurs hommes politiques. Leurs personnalités sont, certes, contrastées mais elles ne sauraient laisser indifférent. J’en retiens deux.  

Charles du Bus de Warnaffe a été député pendant un quart de siècle. Soit de 1934 à 1961. Il a été ministre de la Justice à la Libération puis en 1952. Il a présidé la Chambre des représentants en 1951. Il était considéré dans l’entre-deux guerres, comme l’un des représentants les plus engagés d’une droite catholique qui se voulait autoritaire, pour ne pas dire plus. Il allait jusqu’à considérer, avec un mouvement qui s’appelait d’ailleurs L’autorité, qu’ « alors que le principe de liberté est générateur de contradictions, de confusions et de décadence, le principe d’autorité est source d’ordre, de progrès et de paix ». Aujourd’hui, nul n’oserait plus s’exprimer en ces termes. Heureusement.  

André du Bus de Warnaffe est d’une autre trempe. Il a été député fédéral en 1998. Il est député régional depuis 2004. Il vient de prêter serment comme député de communauté. Ce kinésithérapeute de formation s’est investi, depuis plusieurs années, sur les grands sujets de vie sociale. Il rappelle, par exemple, sur son site web qu’il y a lieu de « coordonner, de valoriser, de rendre accessibles les études relatives à la santé des Bruxellois » et que, dans ce secteur comme en d’autres, il importe de travailler « dans un souci d’économie et d’efficacité ». Il souligne surtout que l’action politique n’a de sens que si elle est conçue « au bénéfice de tous les citoyens ». Il est vrai qu’il se donne comme maxime : « Rien n’est jamais acquis »… Ce qui illustre à suffisance sa méthode de travail. Engagement, patience et détermination. 

Un point commun entre les deux du Bus, entre Charles et André ? Le blason peut-être. Et la devise qui l’assortit : « Flores mei fructus honoris ». Traduction littérale : « Mes fleurs donnent des fruits d’honneur ». Traduction plus libre. Elle n’engage que moi : « Les produits de l’activité humaine ne prennent sens que s’ils sont destinés, mieux : que s’ils sont offerts à autrui ». 

Tout un programme, à travers le renouvellement des générations.  

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